Comment mieux prendre en compte les inquiétudes sociales dans la gestion des risques sanitaires et environnementaux ?
7 & 29 avril 2009
Atelier animé par Alain KAUFMANN
Sociologue des sciences et biologiste, Université de Lausanne
et Dominique BOURG
Philosophe, Université de Lausanne
Comment mieux communiquer sur les risques collectifs ? Vers une plus grande transparence
L'appréhension sociale des risques sanitaires et environnementaux : entre "risques perçus" et "risques réels"
La complexité des risques technologiques a considérablement affecté les relations entre science, technique et société. Si certains risques sont acceptés par les citoyens et consommateurs, d’autres sont systématiquement rejetés alors que leur probabilité de réalisation apparaît extrêmement faible. Risques choisis/subis, risques visibles/diffus… comment se construisent et évoluent les différentes représentations sociales du risque ? Dans quelle mesure les entreprises peuvent-elles prendre en compte la variabilité des perceptions de ces nouveaux risques ? Quelles peuvent être les conséquences d’une amplification sociale du risque ?
Daniel BOY, directeur de recherche, Cevipof, Centre de recherches politiques de Sciences Po
Jean-Paul RIGNAULT, directeur général, Axa Corporate Solutions
Paul-Vincent VALTAT, administrateur et président de la commission environnement, santé, sécurité, Amrae
Quelle gouvernance de ces nouveaux risques ? Vers une plus grande collaboration entre experts et société civile
Si les ingénieurs ont longtemps exercé un quasi-monopole de l’expertise sur les risques, la dimension politique des risques collectifs justifie désormais l’association de nouveaux acteurs. De nouvelles modalités ont été mises en place : expertise collective, consultation citoyenne,… Comment diversifier les sources de l’expertise (scientifiques, empiriques, normatives) et faciliter ainsi la coproduction des savoirs ? Quel bilan peut-on faire des dispositifs permettant une confrontation entre représentations sociales et expertes du risque ? Dans quelle mesure la participation du public aux choix scientifiques et techniques favorise-t-elle leur acceptation sociale ?
Jean-Philippe DESREUMAUX, directeur fréquences et protection, Bouygues Telecom
Pierre-Benoît JOLY, directeur de recherche, Inra
Comment intégrer la prévention des risques dès le processus d'innovation ? La mise en oeuvre du principe de précaution.
Du fait de l’insuffisance des savoirs scientifiques pour estimer les risques potentiels que représentent certaines technologies pour l’humanité, l’approche initiale du risque fondée sur la seule recherche d’objectivité n’est plus appropriée. Alors que le risque zéro consistait à définir un seuil de risque techniquement acceptable, sur quelles bases fonder la nouvelle acceptabilité du risque ? Environnement, santé, alimentation… comment prendre en compte le principe de précaution le plus en amont possible, dès la R&D ?
Jacques LAMBROZO, directeur du service des études médicales, EDF
Christine NOIVILLE, chercheur, CNRS
Muriel VOISIN, chargée de mission à la direction du développement durable, Veolia Environnement
Comment mieux communiquer sur les risques collectifs ? Vers une plus grande transparence
Les citoyens/consommateurs ont le sentiment d’être insuffisamment informés et de subir les conséquences de certains risques (risques industriels, chimiques, alimentaires…). Par ailleurs, les experts ont tendance à mettre en avant des connaissances scientifiques ou techniques qui ne sont pas toujours adaptées aux interrogations des groupes de populations concernés. Les obligations de communication sur les risques induites par la loi NRE peuvent-elles suffire à rassurer l’opinion ? Comment rendre l’information plus accessible et faciliter son appropriation par les intéressés ? Comment réduire les asymétries d’information en facilitant le contrôle par les citoyens des actions des experts ?
Patrick d'HUMIERES, président du Collège des directeurs du développement durable engagés, C3D
Thierry LIBAERT, maître de conférences, Institut d'Etudes Politiques de Paris
Bernard SAINCY, directeur relations sociétales et solidarité internationale, GDF Suez


