Redonner du sens au travail
30 mars, 13 avril & 6 mai 2010
Groupe de travail animé par Jérôme PELISSE
Maître de conférences en sociologie, Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines
Membre du Laboratoire Printemps (Professions, Institutions, Temporalités)
Tendance au désengagement, au retrait : comprendre ces nouvelles formes de tension pour mieux y faire face
Si les enquêtes internes et les sondages montrent que les individus trouvent toujours un réel intérêt à leur travail, de nombreux indicateurs, tels que l’absentéisme, révèlent l’existence d’un certain malaise dans l’entreprise.
Résistance qui ne dit pas son nom, posture de retrait pouvant aller jusqu'à des formes plus ouvertes de « rébellion ». De plus en plus de salariés, pas toujours cadres, sont sceptiques à l'égard des discours qui tentent de les convaincre et de donner du sens.
Comment analyser ces phénomènes et les mettre en regard de pratiques innovantes, permettant de les désamorcer ?
A quelles conditions organiser des rapports plus réalistes et porteurs de performance ?
David COURPASSON, sociologue des organisations, EM Lyon
Christine GASTINEL, directrice de l'observatoire social, Total
Dans quelle mesure contractualisation et juridicisation peuvent-elles être source de confiance entre employeurs et salariés ?
De plus en plus souvent les salariés, mais aussi les employeurs, mettent en avant les aspects juridiques, ou simplement formels, de leurs relations (contrats, délégations, définitions de fonctions, objectifs...).
Cette tendance à la juridicisation résulte notamment de l'action publique (Halde...) et des nouveaux modes d'organisation.
Comment en tirer parti pour restaurer la confiance indispensable aux relations de travail ? Que deviennent dans ce contexte le contrat et ses usages ?
Christian BESSY, économiste, CNRS- IDHECachan
Bernard LASSUS, directeur général adjoint, ressources humaines et communication, ErDF
Alain MAURIES, directeur des ressources humaines, Groupe Pochet
Les nouvelles formes de relations collectives : à quelles conditions le dialogue social peut-il servir la performance ?
Restructurations, plans sociaux, « simples » transformations d'organisation... Même lorsqu'ils ne nécessitent pas de licenciements, certains choix de gestion bouleversent le travail et les relations collectives. De même avec les nouvelles organisations et le développement des TIC, les liens sociaux tendent à être cantonnés à l'activité de production, minorant ainsi les collectifs et leur capacité à se concerter avec la direction.
Comment favoriser un dialogue constructif, le plus en amont possible, permettant de meilleures décisions et donc facilitant leur acceptabilité ?
Comment prévenir les conflits collectifs, et/ou les gérer au bénéfice de l'entreprise et de toutes ses parties prenantes ?
Rachel BEAUJOLIN-BELLET, professeure en sciences de gestion, Reims Management School
Philippe MONCOURRIER, responsable de l'observatoire social, RATP
Christophe VALTIER, directeur des affaires sociales, Groupe Bayard


